Economie

Approche économique présentée par Hervé Lenoir, professeur d’économie au LEGTA de Valdoie

 

1/ La Nouvelle économie 

-ORIGINE

Depuis 1992, les USA connaissent une croissance forte ( 3,1% / an ) sans inflation et fondée sur le développement de nouvelles technologies ,on parle de l’émergence d’une nouvelle économie. On assiste à une inversion de cycle économique (Théorie des cycles:Kondratief cycle de l’innovation 45 à 60 ans)

Elle repose sur les NTIC (nouvelles technologie de information et de la communication).

Elle se caractérise par la dématérialisation, la ressource principale est l’information

Les Start-up en sont les entreprises emblématiques, ce sont des entreprises qui ont un fort potentiel de croissance et qui génèrent une spéculation importante

Ces entreprises ont tout de suite une dimension mondiale ,facilité par les nouveaux moyens de communication et la déréglementation internationale.

 

2/ Le E-commerce

En 2015, les achats réalisés par les Français sur Internet ont atteint près de 65 milliards d’euros, après 57 milliards d’euros en 2014, selon la Fevad, la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance. Un chiffre en hausse de 14 % sur un an. Comme les années précédentes, le commerce en ligne reste tiré par l’élargissement de l’offre – le nombre de sites marchands ayant augmenté de 16% en 2015, à 182.000 – ainsi que par le développement des places de marché qui continuent de gagner du terrain. Seul bémol, le montant du panier moyen, qui s’établit désormais à 78 euros, perd encore 6% sur un an, mais le nombre moyen de transactions par acheteur et par an augmente. En outre, le commerce en ligne ne génère encore que 7 % des ventes de détail, ce qui lui laisse une marge de progression.

 

3/Mais tout ceci est-il durable ou simplement un feu de paille ?

 

Crise de 2001 , reprise de 2004, croissance chinoise et pays émergents ( brésil inde , ) crise de 2007 et après ?

Aujourd’hui, croissance faible du monde y compris émergents., ralentissement Chine, et augmentation de la dette des États.

 

La communauté des économistes reste partagée sur la nature de ces progrès technologiques considérés par certains comme une nouvelle révolution industrielle là ou d’autres n’y voient qu’une simple transformation de nos usages.

+ stagnation séculaire : révolution num : transformations des usages ( idées, concepts, ) mais qui ne vont pas augmenter la richesse par travailleur ( ratio efficacité du travail ) a contrario des dernières révolutions industrielles qui ont généré des grappes d’innovation ( cycles longs , Schumpeter ) et des gains de productivité entraînant une forte croissance. L’ordinateur puis internet ont bien généré des gains de productivité mais de façon temporaire (contrairement aux autres révolutions industrielles)

tel que Robert Gordon,les vagues d’innovations qui se sont succédé depuis l’invention de la machine à vapeur ou de l’électricité n’ont pas donné lieu à une transformation aussi radicale des modes de production que les grandes inventions d’hier et n’ont donc pas amélioré de manière significative la productivité d’ensemble de l’économie. Le développement des ordinateurs dès les années 60, puis l’avènement de l’ère Internet à la fin des années 90, ont bien permis de rehausser la productivité par économie de main-d’œuvre. Cependant, cet essaimage s’est fait rapidement, avec un boom de croissance éphémère et un déploiement de ces nouvelles technologies qui concernent désormais plus le domaine des services et des loisirs, avec de manière très schématique, davantage de distractions sur la toile à des coûts dérisoires sans que cela n’améliore notre niveau de vie, ni la richesse produite par travailleur, le nerf de la croissance.

thèse  optimiste (  Andrew Mac Afee director of MITMassachusetts Institute of Technology  ) :

 

Pour d’autres comme Jérémy Rifkin ou Andrew Mc Afee , si les technologies dites universelles (General Purpose Technology), comme l’électricité, qui sont des innovations de rupture, ont pour caractéristiques de se répandre largement, d’être soumises à un processus continu d’amélioration et d’être capables de générer une vague d’innovations liées alors le numérique a sa place au Panthéon des grandes inventions.

Selon eux, la révolution numérique entre, en outre, dans une nouvelle ère avec une accélération exponentielle de sa croissance.

Dans le cas des technologies numériques, ce facteur exponentiel a été mis en évidence par Gordon Moore, le co-fondateur d’Intel qui, en 1965, affirmait que le nombre de transistors sur une puce de silicium doublait tous les ans (une période rectifiée à deux ans, dix ans plus tard). Cette loi dite de « Moore », fondée sur un constat empirique, s’est avérée exacte avec une augmentation exponentielle de la puissance et de la vitesse de calcul des ordinateurs. Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler qu’un des premiers supers ordinateurs américains, le ASCI red, construit en 1997 coûtait 55 millions de dollars, occupait un espace quasi équivalent à un terrain de tennis pour une puissance de 1,8 téraFLOPS (4), ce qui est très proche de la puissance des ordinateurs personnels d’aujourd’hui !

Ces progrès exponentiels, couplés à une baisse drastique des coûts, ont permis de démocratiser l’accès à ces nouvelles technologies, décuplant les capacités d’innovations au point de penser que nous sommes désormais passés dans la deuxième partie de l’échiquier. La Google Car (la voiture sans chauffeur) pourrait révolutionner le monde des transports et de la logistique tout comme les drones dans le domaine de la distribution ; les batteries Tesla pourraient bouleverser l’infrastructure énergétique mondiale avec l’utilisation de l’énergie solaire en toute autonomie ; les imprimantes 3D sont susceptibles de modifier en profondeur nos modes productifs en passant d’une production de masse à une production par les masses (chaque individu pouvant devenir un info-fabricant) ; avec l’internet des objets, des capteurs intelligents et connectés pourraient être installés partout, chez nous, au bureau, dans les usines ou même sur nous alimentant un Big Data géant, une sorte de système nerveux planétaire (selon Rifkin)…

Le numérique (l’informatique au sens large dont l’internet) envahit toujours plus notre quotidien et fait fondamentalement évoluer nos modes de communication et de consommation avec notamment une mise en réseau planétaire (courriels, réseaux sociaux) où circule à grande vitesse une masse d’informations (mais aussi de savoirs et d’idées) considérable et en constante augmentation. Les progrès du numérique ont stimulé nombre d’innovations dans des domaines variés allant de la robotique, avec des machines de plus en plus intelligentes et dotées de techniques d’apprentissage automatiques (intelligence artificielle), à la domotique en passant par l’essor des objets connectés (Internet des objets) ou des imprimantes 3D…

Ces exemples nous projettent dans le monde de demain où la science-fiction devient en quelque sorte réalité ! Dans une prochaine tribune, nous verrons en quoi ce monde du futur risque de bouleverser notre rapport au travail, la nature de nos emplois, nos modes d’organisation et de management.

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