Défi numérique

Capture d’écran 2016-04-28 à 18.01.23Atelier animé par Michel Bergeret, rapporteur de la communication « Relever le défi du numérique ». Il est membre du 1er collège, il siège au CESER au titre de la CGPME

Le CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) est la seconde assemblée de l’institution régionale, placée au côté du Conseil régional pour l’éclairer par ses avis. La complémentarité entre les deux instances, conciliant prospective et action politique, permet de répondre avec réalisme et innovation aux besoins des habitants de Bourgogne-Franche-Comté.

Consultez la fiche synthétique fichier pdf fichenumerique ou retrouver sa version complète sur http://www.ceser.bourgognefranchecomte.fr/index.php?id=1&no_cache=1&ong=4&ecran=init

COMPTE RENDU de l’intervention

LES DEFIS NUMERIQUES : UNE NOUVELLE PAGE VERS LE FUTUR

La part de la population française connectée ne cesse de croître. En effet, cette dernière était de 5,6 % en 1978, 14 %  en 2000 et de 85 % en 2016.
Chaque année, en France, on compte ainsi en moyenne 6 millions de personnes de plus connectées.
Les jeunes ne sont pas en reste puisque le pourcentage d’enfants âgés de 6 à 13 ans connectés était de 34 % en 2011.
Les usagers sont ainsi tous très différents les uns des autres. Ils sont néanmoins les acteurs essentiels au fonctionnement du numérique.

Ces utilisateurs sont donc en attente d’une certaine performance au niveau du numérique.

Le numérique influe sur trois grands axes : il a un impact sur les personnes  et demande de l’anticipation et de la réflexion de la part de celles-ci.
En effet, on peut constater dans la vie de tous les jours qu’il joue sur l’organisation sociale et économique et sur la famille en touchant toutes les générations au niveau de la scolarité, de la santé, des loisirs, du travail, de la communication, des achats ou encore des déplacements.

Ces utilisateurs doivent donc se poser des questions en utilisant les outils numériques, sous peine d’être dépossédés de la maîtrise des données qu’ils laissent sur le net.
Il existe cependant une partie de la population qui reste en dehors de cet usage du numérique : certaines personnes âgées, les habitants de zones rurales non reliées au net….. On parle alors de fracture numérique.
Les territoires sont actuellement à deux vitesses, partagés entre personnes hyper-connectées,  les citadins des grandes villes , et les oubliés géographiques.
L’accès au réseau représente ainsi une injustice et une inégalité de fait dans le défi du numérique

Du point de vue des concepts, deux nouveaux termes sont apparus:
La disruption, c’est à dire la reconfiguration de la population puisque l’ innovation numérique crée de nouveaux marchés et de nouveaux réseaux de valeurs nécessitant une adaptation.
Face à cette innovation, on distingue les disruptants qui se sont bien adaptés et les disruptés qui ne le sont pas.
On peut donc définir le numérique comme un choc, c’est à dire un grand bouleversement dont découlent des habitudes qui changent.

Le numérique  veut relever tous les défis, et quelques grandes firmes s’y attellent. Google est ainsi leader et émerge dans toutes sortes de domaines  où le numérique a son application: de la voiture autonome à celui de l’ énergie, des nouvelles technologies à la localisation…

Nous avons précédemment décrit le numérique comme une réalité qui s’impose à tous, il demande alors des efforts d’adaptation et il ne tient qu’à nous de relever ses défis  en étant acteurs et citoyens actifs envers nos élus et dans la société.

Un  débat  a suivi cette présentation plutôt optimiste, l’intervenant revendiquant lui même, une certaine  «ébriété numérique». Au cours de ce débat , la question des limites au tout numérique a été posée. Plusieurs points ont été soulevés :  du point de vue démocratique, la concentration  de données individuelles et sociales mondiales aux mains de quelques firmes (Google ,Apple) représente un risque évident . Par ailleurs, l’utilisation exponentielle d’internet dans tous les domaines de la vie, offre aussi un espace de pouvoir  à des groupes dangereux (Djihadistes, sectes, escrocs de tous poils…).
Se pose aussi la question des ressources naturelles nécessaires à la fabrication de ces technologies, elles se trouvent dans les pays du Sud qui subissent des dommages importants liés à l’exploitation des « terres rares », avec des coûts sociaux et  humains graves (expropriations, massacres de populations autochtones) , des coûts écologiques (saccage d’espaces naturels), politiques  (une partie des guerres actuelles  dans les pays du Sud ont pour enjeu réel l’exploitation des ressources), les victimes de cette exploitation massive sont une manne pour les recruteurs de groupes  extrémistes.
A l’échelle individuelle ce sont toutes les questions de maîtrise des « traces » laissées sur le net, des fichiers vendus et revendus, des hyper -sollicitations commerciales , et donc  de la formation nécessaire pour contrer ces dérives.

Limites  au tout numérique ou nouveaux défis à relever ?

 

 

 

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