Cybercriminalité

Intervenant Gendarmerie : Chef d’escadron Gilles OUDOT, officier adjoint renseignement du groupement de gendarmerie départementale du Doubs,
chef du bureau renseignement de la formation administrative du Doubs.

Agé de 58 ans, il compte 35 ans de service en gendarmerie. A commencé sa carrière en 1981 comme gendarme à la brigade du Creusot (71) après 6 mois d’école à Chaumont. Officier de police judiciaire en 1987, est nommé maréchal des logis chef en 1988 gradé d’encadrement en peloton d’autoroute puis commandant de brigade rapide d’intervention, adjudant en 1994, adjudant-chef en 2001 commandant de brigade territoriale à Chaumont, major en 2003 commandant de peloton d’élèves gendarmes à l’école de gendarmerie de Chaumont et accède au corps des officiers recrutés au choix en 2005. Lieutenant adjoint à la compagnie de Lure, puis capitaine en 2009 commandant la compagnie de GRAY puis Officier renseignement au groupement du Doubs, accède au grade de chef d’escadron en 2015.
Conseiller en matière de prévention de l’ordre public et de lutte antiterroriste auprès du colonel commandant la formation administrative du Doubs, officier référent en prévention de la radicalisation violente. Il gère toutes les problématiques d’ordre public en lien avec les services de renseignements départementaux et régionaux.
Référent expert en intelligence économique formé à l’institut des hautes études de sécurité et de justice, il anime le réseau gendarmerie sur les 4 départements comtois en matière de sécurité économique auprès des entreprises et prévention de la cybercriminalité.
Il sera l’animateur de l’atelier sur la cybercriminalité, la sécurité informatique et la protection des données informationnelles et personnelles.

Vous pouvez découvrir l’organisation et les missions de la Gendarmerie sur le lien : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/

Compte rendu de l’atelier

La cybercriminalité

 

Définition : un cybercrime est une infraction pénale susceptible de se commettre sur ou au-moyen d’un système informatique généralement connecté à un réseau.

 

Quelques chiffres :

-       144 milliards mails échangés chaque jour dans le monde

-       7 milliards 200 millions de smartphones en circulation

-       30 gigaoctets publiés chaque seconde

-       600 000 millions d’ordinateurs connectés

-       800 000 nouveaux sites web apparaissent quotidiennement

-       Quantité d’information disponible sur internet double tous les 2 ans avec seulement 40 % de personnes connectés

-       4,5 millions chevaux de Troie diffusés chaque jour

-       50 milliards d’objets connectés à l’horizon 2020

 

La mission de chaque utilisateur d’Internet est de savoir accepter le risque. Mais également de savoir où se situe le risque pour pouvoir l’anticiper et le traiter correctement.

Nous, utilisateurs du net, avons tous rempli au moins une fois un formulaire d’inscription avec nom, prénom, âge, sexe, n° de tel, adresse, etc. Cela s’appelle notre ENTITÉ NUMÉRIQUE. Celle-ci est réutilisée par les sites où l’on s’est inscrit et coûte en moyenne 200 €.

La Gendarmerie et la Police ont tous deux un service spécialisé pour gérer la crise en cas de cybercriminalité. Ce service est appelé le CYBERGEND. 120 personnes œuvres dans cette brigade et essaye tant bien que mal de contrôler le contenu du net, mais ils ciblent tout de même leurs recherches sur la pédopornographie et sur le terrorisme.

La gendarmerie à :

-       270 enquêteurs des nouvelles technologies

-       1 700 correspondants des nouvelles technologies

-       Et des brigadiers dans chaque caserne formée pour cela

Ces personnes vont chercher les preuves dans les outils informatiques.

Les patrouilleurs de la gendarmerie naviguent sous pseudo sur des sites de rencontres, de pédophilies, de radicalisation, etc. pour démanteler des réseaux illégaux.

ATTENTION : nul n’est censé ignorer la loi. En effet, Internet est un réseau mondial mais chaque personne doit respecter les lois de son pays lorsqu’il publie quelque chose sur la toile.

Un copier-coller est assimilé à un détournement de données.

Un couper-coller lui est considéré comme un vol.

Internet c’est comme une route, mais il n’y a pas de code ni de permis qui apprennent aux utilisateurs de cette autoroute grande vitesse sans frontières comment conduire. Du reste, chaque pays à des lois différentes mais le réseau étant international, il est très difficile pour les officiers de gendarmerie et de police française de faire respecter la loi.

Lorsqu’une enquête est réalisée par nos officiers elles n’aboutissent pas forcément. En effet, la plupart de ceux qui sont acteurs de cybercriminalité sont basé en Afrique du Nord ou en Europe de l’Est. Ainsi aucun jugement et aucune peine ne peut leur être attribué.

Seulement 2 % des victimes de cybercriminalité portent plaintes et c’est une minorité des enquêtes qui aboutissent : 2 %.

Chaque utilisateur de l’Internet devrait penser à taper son NOM et Prénom sur une barre de recherche. On peut parfois être surpris du contenu publié par certains de nos « amis ».

Il faut se servir de tous les outils qui s’offrent à nous : internet, les réseaux sociaux, etc. Il faut s’en servir mais faire attention à la protection de nos données et de l’image que l’on va véhiculer de nous-mêmes. Aucun outil ne garantit la sécurité à 100 %. Seul notre cerveau et notre bon sen peuvent nous protéger.

Quelques exemples :

-       Certains pirates bloquent les données des ordis et demandent une rançon. Quelques fois la gendarmerie peut réussir à décrypter les données. Le site de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) est géré par l’Etat français et est rempli de conseils ainsi que d’avertissements à propos de pratiques peu loyale sur la toile.

-       La Cybergend ferme une page internet à propos de Daesh toutes les 6 à 10 minutes. Une page sur ce même sujet est ouverte toutes les 6 à 10 minutes.

-       Dernièrement la gendarmerie de Besançon a démantelé un réseau de 47 pédophiles. Un d’entre eux avait 17 000 photos de mineurs nuent dans son ordinateur.

-    Près de Beaume-Les-Dames, une entreprise n’est pas passée loin d’un acte de cybercriminalité. En effet, les malfaiteurs étaient extrêmement bien renseignés sur l’entreprise, en partie grâce à l’aide comptable qui n’avait plus de limite entre vie privée et vie professionnelle sur Facebook. L’entreprise était la cible d’un détournement d’argent : les e-voleurs se font passer pour le gérant de l’entreprise X auprès du comptable de l’entreprise en demandant un virement exceptionnel de 208 000 €. Heureusement que le vrai patron de l’entreprise a appelé le comptable pour un autre sujet et a sauvé les 208 000 € de son entreprise !! Il s’en est joué à ¼ d’heure près.

Certaines autres entreprises se sont fait avoir.

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